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Pourquoi les femmes souffrent en accouchant ?

Les femmes ont trois rites de passage à vivre. Sans compter la naissance et la mort, ce sont la ménarche avec l’arrivée des premières lunes, la maternité avec la mise au monde d’une nouvelle âme, et la ménopause qui amène la sagesse. Ces trois grands passages sont intrinsèquement liés à l’activité sexuelle et au flux énergétique qui la sous-tend. Dans notre vision matérialiste du monde, où nous traitons les symptômes plutôt que les causes, où nous tentons d’éviter les épreuves à coup de palliatifs plutôt que de les traverser comme des tremplins initiatiques, nous ignorons tout de ce qu’il se passe de manière subtile. En ce qui concerne l’accouchement, on propose aux femmes la péridurale à peine tombent-elles enceintes, comme si la douleur était inévitable et atroce, et qu’il fallait coute que coute s’en affranchir. Pourtant, non seulement la douleur de l’accouchement est extrêmement variable d’une personne à l’autre, mais la péridurale n’en dispense pas toutes les femmes pour autant. Comme le souligne à juste titre Marie-Hélène Lahaye dans son article « Les mensonges de la péridurale » (1), son efficacité est toute relative, et dans 10 à 25% des cas, elle est inopérante !

Pourquoi les femmes souffrent ?

Parce qu’elles ne sont pas, dans la grande majorité des cas, préparées à vivre une initiation. Dans l’acception usuelle qu’on en fait, on dit d’une expérience de vie qu’elle est initiatique lorsqu’elle nous transforme, et en ce sens tous les accouchements sont initiatiques d’une manière ou d’une autre. Mais du point de vue de la Tradition, une initiation est une mise en situation symbolique de mort et de renaissance, la plupart du temps au moyen de la transe, afin de permettre « une mutation ontologique du régime existentiel » (2). En d’autres termes, à travers l’initiation, l’individu renait sous une forme nouvelle et améliorée de lui-même, muant de son ancienne peau de profane à celle neuve d’initié. N’en est-il pas de même pour une femme qui accouche ? Elle qui cède sa personnalité de jeune femme pour devenir mère, tout en traversant les voiles de la réalité ordinaire, de la transe à l’extase, afin de subvenir aux besoins de son nouvel enfant de manière intuitive et dans un don de soi quasi-total ?

Une lente maturation

Tout commence à la ménarche. De nos jours les jeunes filles sont sous pilule contraceptive dès leurs premières menstruations. Pour Jane Hardwicke Collings, cet abandon du corps à la médecine a pour conséquence d’induire chez les femmes une perte de confiance dans leur capacité à gérer par elles-mêmes les fluctuations hormonales et les émotions qui les accompagnent. Cela signifie insidieusement que la femme est incapable, sans aide extérieure, de traiter les données que son corps lui transmet. Et « après des années de médications pour règles douloureuses, à prétendre que rien ne se passe, comme si de rien n’était, comment cela nous prépare-t-il pour l’accouchement ? Est-il étonnant que les femmes qui ont avalé des anti-douleurs pendant leurs règles depuis des années et des années, ont des épidurales, etc, pendant le travail? » (3). Car cette cyclicité qui est la base même de la structure féminine, « le baromètre de notre bien-être » (3), est censée, entre autres, nous préparer à la maternité.

La grossesse

Durant sa grossesse, alors qu’elle permet à un nouvel être de croître en son sein, c’est véritablement face à elle-même que la femme se retrouve, à la porte de son histoire personnelle. Tout ce qui été mis sous le tapis jusqu’alors refait surface, dans cette transparence psychique où le seuil entre conscient et inconscient s’amoindrit. À mesure que son corps physique s’assouplit et s’ouvre en vue du passage du bébé à naître, son corps émotionnel en fait de même : les blessures, les peurs, le poids du passé ressurgissent, de manière plus ou moins conscientisée, comme une opportunité d’en faire le point, exorciser et guérir ce qui doit l’être, afin de préparer un terrain propice à la construction de l’enfant qui se nourrit des émotions de sa mère, et permettre la réparation de la lignée qui s’agrandit. Car comme nous le rappelle Ariane Seccia (4), il n’y a non pas une mais trois naissances autour de l’arrivée d’un enfant : celle du bébé, celle de la mère et celle du nouveau clan formé par la triade père-mère-enfant.

De la transe à l’extase

La femme qui accouche, grâce à un cocktail d’hormones spécifique et au rythme crescendo des contractions, entre progressivement dans une transe particulière pour mettre au monde son enfant. La transe est cathartique, elle permet justement de nous délivrer de nos blocages, nos mémoires et émotions refoulées. Qui plus qu’une mère aurait besoin d’être au clair avec ses propres émotions ? Comment une femme pourrait-elle s’occuper de ses enfants dont les débordements émotionnels sont si intenses, si elle-même ne gère pas bien les siens ? Aucun parent ne pourrait contredire qu’il faut une sérieuse dose d’abnégation positive et de self-control bienveillant pour élever un enfant, particulièrement les enfants actuels, complètement branchés cerveau droit (5) ! De plus, comme le détaille avec justesse Corine Sombrun (6), la transe induit notamment, en plus d’une « perte de la notion de l’espace et du temps » (ce que toute femme ayant accouché reconnait avoir expérimenté), « une diminution de la perception de la douleur et une augmentation de la force physique ». Pour exemple parlant, les fakirs marchant sur des braises en état de transe, ne ressentent pas la brûlure. En outre, la transe « a cette faculté d’harmoniser les différentes fonctions de notre être liées au corps, au cœur et à l’esprit » nous apprend Pierre-Yves Albrecht (7). Pour Vicki Noble, c’est une évidence : « la mère qui donne naissance est une chamane » (8).

De nouveaux circuits de conscience

Une étude récente a mis en évidence que des modifications importantes ont lieu dans le cerveau pendant la grossesse, et jusqu’à deux ans après l’accouchement (9). La femme perd de la matière grise logée dans le préfrontal, siège de la pensée rationnelle et analytique, et en parallèle son hippocampe gagne en volume. L’hippocampe est logé dans le cerveau limbique qui régit, entre autres, les émotions – le cœur donc. La ritualisation que les peuples traditionnels faisaient lors de ces grands passages de vie et qui se fait encore dans certaines parties du globe, n’a rien de folklorique, mais permet de poser un cadre rassurant et symbolique pour soutenir la mise en branle de la structure de l’être, et accompagner la métamorphose. Pour Pierre-Yves Albrecht, « l’effort initiatique consiste à rendre active et consciente la transformation, le passage d’un état de conscience à un autre état de conscience correspondant à un nouvel état d’être, à un nouvel acte d’exister pour l’être en question » (10). Mais comme le remarque Laurent Huguelit, « pour certaines personnes, le passage du Grand Saut sera un soulagement et l’aboutissement d’une longue quête de transcendance, alors que pour d’autres, ce passage sera une expérience pénible de perte de repères. » car l’individu prend conscience « que la vie ne se résume pas à un simple schéma de survie déterminé par les circuits terrestres. Il y a « autre chose » et cet « autre chose » peut s’avérer très enthousiasmant… ou très perturbant selon les cas » (11)

L’apport de la physiologie moderne

Dans son ouvrage Fonctions des orgasmes, Michel Odent, écrit : « En combinant des données scientifiques récentes et des histoires de naissances dans des conditions exceptionnelles de privacy et de sécurité, nous en arrivons à la conclusion que les mères humaines ont été programmées pour donner naissance dans des états extatiques/orgasmiques, tout en gardant constamment à l’esprit que la libération d’ocytocine – l’hormone « timide » – est très dépendante de facteurs environnants. » (12). Plus loin, il ajoute : « L’expérience mystique peut être suivie d’une réelle transformation de la personne. Soulignons que la plupart des femmes qui ont donné naissance grâce à un véritable réflexe d’éjection du foetus et qui ont été dans un état extatique au moment du tout premier contact avec leur bébé se disent transformées par l’expérience. » . Les femmes qui accouchent chez elles de manière naturelle reconnaissent presque toutes se sentir puissantes – 88% selon l’étude d’Hélène Goninet (13), et certaines jouissent littéralement lors de l’enfantement, on parle alors « d’accouchement orgasmique » (14).

Environnement et bon sens-sens

En milieu hospitalier, la majorité des femmes accouchent allongées sur le dos. Une position on ne peut moins physiologique, qui nécessite un effort de poussée colossal normalement inutile. C’est de la torture ! Comment une femme allongée sur le dos, les pieds en l’air et immobilisée, sous une lumière crue, reliée à un monitoring, perfusée, à qui l’on pose des questions et somme de pousser, et autour de qui on s’affole, pourrait-elle vivre une expérience mystique ? La femme qui donne naissance a besoin de pouvoir déambuler à sa guise et de choisir la ou les positions qui lui conviennent le mieux, de manière instinctive. Elle a besoin d’être libre d’émettre des sons, chanter, gémir ou rugir si elle le ressent. Elle doit pouvoir s’isoler, pour ne pas se sentir observée, ni jugée, et ainsi avoir tout le loisir d’être « dans sa bulle », c’est-à-dire pouvoir accéder sans entrave à cet état de conscience propice à l’accouchement. Pour Ina May Gaskin (15), le col de l’utérus est sensible aux influences extérieures, elle nomme cela « Loi du sphincter » et ironise : « vous serait-il facile de faire caca à la demande, ou sans intimité, ou selon un emploi du temps prédéfini ? ».

La Nature est bien faite

La dimension initiatique de l’accouchement tient au fait qu’il y a à la fois transgression de la nature humaine à l’état animal (dans l’acte sexuel d’enfanter), mais aussi transcendance (accès direct au divin). Car la femme fait alors l’expérience spirituelle, brève mais intense, de l’unicité. Dans sa magnificence inégalée, la Nature a tout orchestré pour permettre aux femmes de mettre au monde leurs enfants selon un processus idéal qui dépasse l’entendement. Face à tant de mystères, il ne tient qu’à nous de nous abandonner et lâcher-prise. Et c’est bien le lâcher-prise qui est le maître-mot d’un accouchement physiologique et initiatique ! Nul doute qu’une femme qui aura déjà appréhendé d’autres niveaux de conscience dépassant la seule conscience-corps aura été comme entrainée à ce passage si crucial de sa vie. Voilà pourquoi des pratiques telles le yoga, la méditation, le voyage chamanique, entre autres, sont de bons alliés en vue de cette traversée. S’entourer de personnes bienveillantes et sans peur est évidemment nécessaire, tout comme bénéficier d’un environnement adapté afin de ne pas perturber l’inhibition néocorticale nécessaire et d’éviter le fameux antagonisme adrénaline-ocytocine : pièce chaude et sombre, musique douce, calme, pendant l’accouchement, mais aussi et surtout dans les heures qui suivent, car « le pic le plus haut d’hormone de l’amour qu’une femme a la capacité de libérer pendant toute sa vie se situe immédiatement après la naissance […] alors qu’elle découvre son bébé par le contact de peau à peau, le croisement des regards, et aussi le sens de l’odorat» (12).

En conclusion

Le dilemme de la péridurale n’en serait plus un si les futures mères avaient accès aux bonnes informations concernant les mécanismes subtils de l’enfantement. Dans ce monde déspiritualisé et en perte de repères, permettre aux femmes de vivre un accouchement transcendant devrait être une priorité. Ce sont elles qui portent la vie, qui sculptent notre humanité. Par conséquent il apparait essentiel de tout mettre en oeuvre afin d’apporter un soutien inconditionnel à la manière dont nous accueillons les nouveaux-nés et dont nous célébrons les nouvelles mères. Il en va de notre avenir à tous.


Références :

(1) Marie-Hélène Lahaye, Les mensonges de la péridurale »
(2) Mircea Eliade, « La nostalgie des origines »
(3) Jane Hardwicke Collings, « The Connection Between Menarche and Childbirth – from one rite to the next »
(4) Ariane Seccia, « Message d’une sage-femme pour une naissance libre »
(5) Marie-Christine Neveu, « Les Enfants « actuels » : Le grand défi « cerveau droit » dans un univers « cerveau gauche »
(6) Corine Sombrun, TEDx Paris Salon 2012, « La transe chamanique, capacité du cerveau ? »
(7) Pierre-Yves Albrecht, « Entrons dans la transe »
(8) Vicki Noble, « Accouchement, sang menstruel et chamanisme »
(9) « Pregnancy leads to long-lasting changes in human brain structure »
(10) Pierre-Yves Albrecht, « L’enfant debout »
(11) Laurent Huguelit, « Les Huit Circuits de Conscience »
(12) Michel Odent, « Fonctions des orgasmes »
(13) Hélène Goninet, « L’Enfantement, entre puissance, violence et jouissance »
(14) Elizabeth Davis et Debra Pascali-Bonaro, « La naissance orgasmique : Guide pour vivre une naissance sûre, satisfaisante et agréable »
(15) Ina May Gaskin, « Le guide la naissance naturelle »

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Commentaires (12)

Après avoir pris le temps de le lire, je ne peux que te féliciter. Ton article est très bien , très explicite , j'espère que les femmes enceintes d'un petit être, d'un bébé, d'un enfant comprendront et feront le bon choix.
Bravo, Aude!

Ce texte est magnifique. Un des plus beaux billets que j'ai lu dernièrement. Je le partage sur ma page c'est certain. Merci pour votre lumière dans le nouveau paradigme des naissances!

Merci Karine, ça me touche beaucoup. Bravo à toi pour ton engagement et ton travail très inspirant !

Waow !! Votre article est excellent, merci beaucoup je me suis régalée à le lire… je partage avec plaisir sur mes pages. Au plaisir donc !!

Merci Delphine, au plaisir oui !

Avez-vous pensé aux mamans qui accouchent par césarienne avant d'écrire de tel propos?
À vous lire, nous pourrions comprendre que l'absence de passage et de cette transe de l'accouchement ne font pas d'elles des mamans? Car la jeune femme n'a pas pu céder sa place pour devenir mère.
La douleur pour apprendre le don de soi et à réagir de manière intuitive? Les césarisées n'en sont donc pas capables?
Vous parlez de choix, mais nous n'avons pas toujours le choix du déroulement de la mise au monde de notre enfant.
Ce genre de propos est culpabilisant pour une maman qui n'a pas eu cette chance de vivre un accouchement physiologique et initiatique!

Bonsoir Aurélie,
Je suis désolée si mes propos vous culpabilisent, là n’est pas mon intention.

Les facteurs amenant à une césarienne ou à toute autre intervention sont très nombreux, et il serait inapproprié d’en blâmer les mères. Une grande majorité des femmes n’ayant pas accouché de manière physiologique témoignent ressentir un manque, un vide, avoir du mal à créer un lien avec l’enfant, ou s’être senties dépossédées de leur accouchement. Ce n’est pas un reproche, c’est un constat. La plupart d’entre elles cherchent réparation, et désirent pour leur prochaine grossesse, vivre un accouchement naturel. Et c’est bien légitime.

Le but de mon article est une tentative d’éclairer les processus subtils de la naissance, comprendre ce qui se joue, et savoir quoi mettre en œuvre pour faciliter ce passage. C’est d’ailleurs le but de mes stages : donner des clefs de compréhension et délier les blocages liés à son histoire personnelle. La manière dont nous accouchons n’est pas un évènement isolé mais circonstanciel et en lien avec notre histoire. Comme le dit Jane Hardwicke Collings que je cite dans l’article, « nous avons les accouchements que nous devons avoir » : ils nous renseignent sur notre chemin de vie.

Je ne dis pas que les mères césarisées – ou les mères adoptives – ne peuvent pas aimer leurs enfants. Fort heureusement. Tant de cas de mères qui allaitent avec amour des enfants sans les avoir portés dans leur chair !

Comme le dit Ariane Seccia, ce qui importe, c’est de faire de son mieux, avec les cartes de l’instant, dans le respect de soi-même.

Magnifique texte et très complet sur ce passage initiatique si déterminant dans la vie d'une femme. Je vous remercie. Je partage.

Merci Mounia !

Bonsoir Madame,

Merci pour cet article. Par contre je voudrais juste mentionner que parfois un accouchement peut de ne pas se passer comme décrit ci-dessus. Tout simplement parce que il y a des grossesses à haut risque. Les femmes à nos jours commencent à devenir mères pour la première fois à un âge plus avancé que dans le passé.Parce que parfois la péridurale peut vraiment diminuer les risques et la souffrance du couple. Je vais vous citer quelques cas comme par exemple les nouveau-nés macrosomes (poids >4500g) avec le risque de paralysie si l'accouchement se complique d'une dystocie des épaules, les nouveau-nés avec un retard de croissance qui ont toujours moins de réserves en oxygène que les bébés normaux, le risque d'une césarienne en extrême urgence qui pourrait finir sous anesthésie générale si la patiente n'est pas déjà équipée avec une péridurale et là je peux vous dire que les liens sont beaucoup plus difficile à établir. If faut pas non plus oublier que il y a deux éléments dans l'évolution de l'espèce humaine qui ont rendu la femme plus susceptible à un travail dystocique par rapport aux autres mammifères.Le premier est la bipedie ( on marche sur nos deux pieds par rapport aux autres mammifères qui marchent sur 4 pattes ).Celui ci a imposé des contraintes structurelles à l'architecture du bassin et la deuxième chose est l'augmentation du cerveau foetal à travers le temps.
Arrêtons alors de voir toujours que les points négatifs. Il faut un équilibre comme pour toutes les choses dans la vie.De la mesure en tout…

Bonjour Afroditi,
Merci pour votre commentaire.

Je suis tout à fait d’accord avec vous quand vous dites « que parfois un accouchement peut ne pas se passer comme décrit ci-dessus ». J’irais même plus loin en affirmant que les femmes qui ont la chance d’accoucher comme décrit ci-dessus, ne représentent aujourd’hui qu’une petite minorité à l’échelle mondiale, et c’est très préoccupant, pour ne pas dire consternant.

Je ne cherche pas à nier les cas de grossesses pathologiques. Bien sûr, parfois, les interventions sont nécessaires et nous ne pouvons que nous réjouir d’avoir à disposition des outils et techniques sophistiqués, lorsque cela est vital. Mais de là à offrir « des convenances » lorsque cela n’est pas nécessaire ou à fermer les yeux sur les véritables besoins d’une femme en travail, c’est totalement irrationnel et dangereux pour l’espèce.

Si ce n'est déjà fait, je vous conseille la lecture du livre de Michel Odent « L’humanité survivra-t-elle à la médecine » ou encore de visionner le documentaire que j’ai co-réalisé « De la Peur à la Joie » à partir d'1h23min (> lien direct).

Bien à vous.

Bonsoir,

Je suis tout à fait d'accord avec votre commentaire. La médecine est loin d'être parfaite ainsi que l’espèce humain…car malheureusement on vit dans un monde qu'on détruit quotidiennement avec pleureuses façons que je suis sûre que vous en connaissez mieux que moi.Je vous souhaite une très bonne soirée.

Afroditi

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