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[Enfanter en conscience] Perte d’âme

Extrait de mon livre Enfanter en conscience, la dimension initiatique de l’accouchement.

Perte d’âme

« Dans la conception chamanique, l’âme d’un individu peut être fragmentée lors de traumatismes tels un accident, une rupture sentimentale, une trahison, un viol… toutes ces expériences de vie particulièrement pénibles et malheureuses qui laissent inévitablement des traces, des séquelles, et à cause desquelles un morceau d’âme se carapate afin de sauver sa propre essence, afin de survivre à la douleur. Et comme la nature a horreur du vide, dans cet espace subtil laissé béant, vient se loger « un intrus » ou « esprit parasite ». C’est ce qui conduit à bon nombre des déséquilibres psychiques et physiques que nous connaissons dans nos existences.

« Nous autres, du monde « civilisé », nous sommes prompts à qualifier les croyances des populations tribales de superstitieuses, ou de curiosités préhistoriques n’ayant aucune pertinence dans notre propre existence. Il ne fait aucun doute que la croyance tribale très répandue selon laquelle la « perte d’âme » (l’âme perd certaines parties d’elle-même) joue un rôle primordial dans la maladie, a subi ce sort. » – Michael Harner

Dans son livre Recouvrer son âme, Sandra Ingerman, praticienne chamanique reconnue et autrice prolifique, écrit :

« L’une des pratiques actuelles, qui consiste à anesthésier les mères pour diminuer leurs douleurs, a des répercussions sur les bébés. Au cours de mes voyages, j’ai découvert que les enfants dont les mères ont été droguées pendant l’accouchement arrivent souvent dans le monde en étant complètement désorientés. En effectuant une séance pour un homme, j’ai vu que son âme s’était envolée comme un ballon au moment de sa naissance. Durant toute sa vie, il avait souffert d’un sentiment de désorientation très handicapant. »

Il semble alors évident que la péridurale (80 % environ des accouchements par voie basse se font sous péridurale en France) ou toute autre intervention médicale survenant lors de la mise au monde, est vécue comme une sorte de traumatisme par l’enfant, et fatalement par la mère aussi. Sachant cela, nul doute que vivre un accouchement naturel non perturbé permet d’éviter de facto à la dyade mère-enfant d’avoir recours, par la suite, à diverses thérapies de guérison ou de restauration de l’harmonie de l’être fragmenté, telles la respiration holotropique, le rebirth, le recouvrement d’âme, etc. Du moins pour ce qui est de la naissance en question.

Les notions de bien-être et d’immunité seraient-elles alors dépendantes d’une âme exempte d’intrus parasitaires et parfaitement intégrée ?

Et si, étant donné qu’aujourd’hui de moins en moins d’enfants naissent de manière naturelle, et que de moins en moins de mères donnent naissance sans assistance, et que de moins en moins de jeunes vivent des initiations de rites pubertaires, nous en venons tous à souffrir de pertes d’âme chroniques ; notre civilisation moderne serait-elle alors vouée à la maladie ? Aux maladies physiques et psychiques ? »

© Aurélie Païno

En savoir plus:  "Enfanter en conscience, la dimension initiatique de l'accouchement", chez Mama Éditions.

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