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Revue de presse #1

Chaque mois, une compilation d’articles sur les dernières actualités sensibles autour du thème de la procréation et de la maternité.


Projet de loi de bioéthique : ce que contient le texte adopté définitivement par l’Assemblée nationale

L’élargissement des recherches sur les cellules souches. C’était l’un des sujets de discussion les plus vifs : l’encadrement de la recherche médicale sur les embryons et les cellules souches embryonnaires. L’opposition au projet de loi s’est cristallisée autour du débat sur les « chimères », des expériences scientifiques mêlant cellules humaines et animales. Ces pratiques, qui existent depuis des années et sont menées à des fins de recherche, notamment sur les maladies dégénératives, ne pourront pas porter sur des embryons humains. Mais elles pourront se poursuivre sur des cellules souches embryonnaires, pluripotentes (capables des se différencier en tout type de cellules). Les scientifiques devront obligatoirement faire valider leur protocole à l’Agence de la biomédecine et les embryons manipulés ne pourront pas « être transférés à des fins de gestation ». Par ailleurs « la modification d’un embryon humain par adjonction de cellules provenant d’autres espèces est interdite », précise le texte. Mais l’inverse sera autorisé.


Des scientifiques créent des embryons humains à partir de cellules souches (1/2)

Un groupe d’embryologistes a franchi une nouvelle étape dans la modélisation du développement humain précoce : ils ont réussi non seulement à créer un embryon à partir de cellules souches, mais aussi à simuler son implantation dans la paroi de l’utérus. Certes, cela ne s’est produit que dans une éprouvette – au lieu de l’utérus, ils ont donc utilisé un organoïde endométrial, et l’embryon implanté n’a pas pu se développer normalement.


Avec de faux embryons, comment des chercheurs espèrent traiter l’infertilité (2/2)

Des travaux qui pourraient avoir un impact de taille sur le monde de l’infertilité. La revue Nature publie ce jeudi 2 décembre une étude promettant d’augurer la création d’un nouveau paradigme pour la fertilité et la contraception. Cette étude, nous la devons à l’équipe du Français Nicolas Rivron, qui officie à l’Institut de biologie moléculaire de l’Académie des sciences de Vienne. Nous avons pu nous entretenir avec lui à l’aube de cette publication. Il nous a raconté être parti de l’idée que l’étude des embryons humains était très parcellaire, pour des raisons éthiques et pratiques. Or, “il se passe beaucoup de choses dans les premiers jours après la fertilisation, explique Nicolas Rivron, qui ont un impact très important sur le devenir de l’embryon. Ces travaux pourraient justement nous permettre de percer les mystères des premiers jours de l’embryon.


À l’avenir, nous n’aurons plus de rapports sexuels pour nous reproduire

Nous nous sommes reproduits de la même manière depuis le début : en ayant recours aux relations sexuelles. Parce que c’est ainsi que la nature fonctionne. Mais à mesure que le temps passe, la méthode pourrait évoluer, au point que nous n’aurions plus besoin de relations sexuelles pour concevoir des enfants.

C’est du moins ce que pense Joyce Harper, professeure britannique à l’University College of London. Près de 40 ans après la naissance du premier bébé éprouvette, et grâce aux progrès de la FIV actuellement en cours, cette méthode pourrait bientôt devenir le principal moyen d’avoir des enfants. La chercheuse prend ici en compte le fait que les problèmes d’infertilité – de plus en plus importants – ce cesseront d’augmenter. Elle rappelle également que les femmes, plus carriéristes, ont des enfants plus tard dans leur vie, ce qui altère la qualité des ovules. Elle soutient également l’idée qu’à l’avenir, tous les couples de même sexes pourront facilement avoir accès à une progéniture.


Des start-ups dans la course aux gamètes artificiels

Aux Etats-Unis, trois start-ups poursuivent un même objectif : obtenir des ovocytes à partir de cellules adultes. Et breveter le processus. Conception, fondée par Matt Krisiloff [1], emploie seize scientifiques dans la Silicon Valley et a levé 20 millions de dollars pour cela. Ivy Natal, établie à San Francisco. Et Gameto, qui mène ses recherches dans le laboratoire du généticien Georges Church [2].

Si Conception tente d’imiter le développement fœtal, ses deux concurrents souhaitent aller au plus pressé : ainsi Gameto développe des bases de données de facteurs de transcription. Dans le but d’identifier les facteurs à diffuser dans le milieu de culture des cellules souches pour qu’elles se différencient en gamètes.

A ce jour personne n’a démontré la possibilité d’obtenir des ovocytes humains à partir de cellules adultes. In vitro, après avoir prélevé une cellule sur un adulte, par exemple un globule blanc, les chercheurs la reprogramment en cellule souche. Ensuite, et c’est cette étape qui n’est pas au point, il s’agit d’inciter les cellules souches à se différencier en ovocytes. C’est là toute la difficulté : l’ovocyte est l’une des plus grosse cellule du corps. Une femme naît avec un stock d’ovocytes et n’en produit plus ensuite. La maturation des ovocytes a donc lieu au cours du développement fœtal. Les chercheurs tentent de reproduire l’environnement ovarien, sans succès pour le moment.

Ce type de recherche fait donc appel à des tissus fœtaux, issus d’avortementConception en particulier, mais la société refuse de dire où elle obtient actuellement ses « dons » de tissus fœtaux. La start up cherche toutefois à travailler uniquement à partir de cellules iPS, pour éviter la polémique.


Fœtus humains avortés dans les vaccins – Dr Stanley Plotkin sous serment

En cour du Michigan le 11 janvier 2018, l’avocat Aaron Siri détruit Dr. Stanley Plotkin, le plus grand vaccinologiste du monde lors d’une déposition sous serment dans laquelle Plotkin décrit comment lui et ses collègues ont prélevé divers organes tels que des glandes pituitaires, des cœurs, des poumons, des yeux, des langues et de la peau à partir des corps de quelques milliers de bébés avortées pour la fabrication de leurs vaccins. Dans une seule étude, Plotkin a utilisé 74 fœtus humains avortés entièrement formés, et il y a eu des centaines d’études similaires dans la vie professionnelle de ce seul virologiste.


COMMENTAIRES

Réfléchissez bien avant d’offrir à la science les embryons de FIV « inutiles », les fœtus avortés, cordons et placentas

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